Ecologie dans son jardin

Ecologie au jardin


" Pour l'amour d'une rose, le jardinier devient l'esclave de mille épines ". Proverbe turc

Notre jardin est souvent notre pré carré, lieu d'agrément, de détente ou moyen de cultiver quelques fruits et légumes, plantes aromatiques.

Le jardin comme lieu de culture vivrière :

Cultiver quelques légumes ou  avoir quelques arbres fruitiers ou des plantes aromatiques (aneth, origan, basilic, thym, romarin, laurier sauce, ciboulette, coriandre, persil, menthe espagnole ou marocaine, verveine, citronnelle, camomille...) sont des solutions pour subvenir en partie au besoin alimentaire de sa famille et avoir une traçabilité des produits et d'être assurer du non emploi de produits phytosanitaires (pesticides, fongicides, acaricides,...) et utiliser la lutte biologique avec des auxiliaires (coccinelles, chrysope, syrphe, l'aphidius, le perce-oreille, les guêpes, le carabe, le staphylin odorant, la grande sauterelle, ...) ou des alternatives écologiques comme par exemple le purin d'ortie, le purin de prêle, le purin de consoude, purin de fougère

L'usage d'engrais naturels est aussi possible pour stimuler la croissance des végétaux : le guano, la corne broyée, la sang séché, l'urine diluée, ...

L'urine diluée avec de l'eau est un engrais naturel et gratuit, car elle contient les principaux éléments pour le développement des plantes, dont l'azote (N), pour l'utiliser il faut la diluer dans 10 fois son volume en eau. 

C'est aussi un acte écologique et économique, l'utilisation d'un chasse d'eau consomme 5 à 10 litres d'eau potable à retraiter en aval.

L'urine fait l'objet de recherche pour l'exploitation des déchets humains, par exemple en matière de production énergétique, car l'urine permet de produire de l'électricité, avec une pile à bactérie.

La sauvegarde des abeilles
  
Les abeilles qui assurent la pollinisation sont affectées par le syndrome d'effondrement des colonies d'abeilles dans les ruches (avec dans certains cas des taux de mortalité de 80% à 90% de la colonie), conséquence de l'utilisation excessive en agriculture de produits phytosanitaires, comme les néonicotinoïdes.

Réduire ou bannir l'utilisation de ce type de produits dans son propre jardin est un moyen de lutte contre le déclin de population d'abeilles.

Le petit plus : installer un abris de jardin en bois pour ranger ses outils de jardinage (tondeuse à gazon, débroussailleuse, râteau, pelle, fourche,...).

Cultiver un potager permet de redonner du souffle à des variétés anciennes et parfois oubliées à tort (panais, topinambour, rutabaga, potimarron, radis noir, nèfle, tomate noire, tomate coeur de boeuf) et donc favoriser la biodiversité dans son jardin.

Astuce écolo : installer un récupérateur d'eau de pluie, ou installer une éolienne domestique.

La lutte active contre les déchets alimentaires et le gaspillage alimentaire

La mise en place d'un composteur ou bac à compost est un moyen de fertilisation naturelle de son jardin et réduit l'impact de la gestion des déchets ménagers pour les collectivités locales, il est aussi un bon outil d'apprentissage pour les enfants du cycle de vie des végétaux (transformation progressive des végétaux en terre).

Le composteur est un outil de lutte contre le gaspillage alimentaire, chaque personne en France jette près de 20 kg dont 7 kg toujours emballés. 

Astuce écolo au jardin : les coquilles d'oeufs sont riches en carbonate de calcium et en autres éléments minéraux, séchez les et réduisez les coquilles en poudre à l'aide d'un rouleau à pâtisserie, et utilisez les ensuite comme engrais naturel pour amender votre potager.

Astuce écolo au jardin : le marc de café est un excellent fertilisant (potassium et magnésium, azote), surtout pour les sols argileux, il favorise la floraison et la croissance des plantes, c'est aussi un répulsif contre certains insectes nuisibles (mouche, vers qui s'attaquent aux racines, les limaces et les escargots), c'est également un ingrédient de choix apport pour favoriser l'activité biologique de votre compost.

Avoir un petit lopin de terre permet d'élever quelques animaux domestiques (poules, canards, dindons, lapins, pintades, cailles,..). 

Le poulailler redevient tendance dans le jardin, une poule permet de recycler 1 à 2 kg de déchets alimentaire par jour (épluchures des légumes ou des fruits, tonte de gazon).

Il est aussi important de ne pas confondre la date limite d'utilisation (A consommer jusqu'au) applicables aux denrées périssables et qui ne doit pas être dépassée. 

Et la date d'utilisation optimum (A consommer de préférence avant le) dont le dépassement présente aucun danger


L'agriculture urbaine du 21 ème siècle

Aujourd'hui plus de la moitié de l'humanité vit dans les villes dont des mégalopoles de plusieurs dizaines de millions d'habitants (Mexico, Los Angeles, New York, Rio de Janeiro, Sao Paulo, Lagos, Shanghai, Pékin, Tokyo, Paris, Londres, etc...).

La distance moyenne parcourue par un produit alimentaire entre son lieu de production et notre assiette se situe, entre 2 400 et 4 800 km, c'est 25 % de plus qu'il y a 30 ans. 

Le transport d'un produit local et de saison génère jusqu'à 20 moins d'émissions de gaz à effet de serre.

L'agriculture urbaine se développe dans de nombreuses villes américaines comme Boston, New York. En effet les toits des bâtiments, la cinquième façade, souvent inexploités des centres commerciaux, ou d'hôtels; deviennent dans ces villes des lieux cultures agricoles (tomates, salades, haricots,...) ou pour des activités culturelles (cinéma en plein air,...).

La production agricole ne subie plus de transports routiers inutiles et la production est vendue directement sur le lieu de consommation à savoir le coeur des grandes villes, gage de réelle fraîcheur. 

L'apiculture se répand en milieu urbain, avec l'installation de ruches, en particulier sur les toits, c'est aussi un moyen de lutte pour la sauvegarde des abeilles. 

En effet, l'utilisation des produits phytosanitaires est moins important dans les jardins en ville qu'à la campagne, les abeilles subissent donc moins les effets nocifs de ces produits en ville.

La pollinisation est nécessaire pour un tiers des végétaux, le déclin des abeilles menace donc la survie de l'espèce humaine, car la disparition des abeilles affecteraient les ressources alimentaires de la population mondiale.

Ces  jardins suspendus du 21ème siècle sont une vraie alternative prometteuse pour l'agriculture moderne, en réduisant l'impact humain sur la nature (moins de terres arables utilisées et de pétrole pour le transport), et crée des liens de proximité directs entre lieu de production et de consommation.

Le retour de la pratique de l'agroforesterie en Europe

L'agroforesterie est une pratique d'exploitation conjointe de cultures ou des pâturages et des arbres (exemple et le noyer et le blé).  

Les arbres en compétition avec la culture s'enracinent plus en profondeur dans le sol pour puiser les nitrates, ce qui a pour effet de limiter la pollution des eaux et de décolmater les sols, et donc de favoriser l'infiltration des eaux.

Le système racinaire des arbres et leurs champignons associés fertilisent le sol en le rechargeant, et réduit les effets de l'érosion des sols. 

Le rendement des parcelles en agroforesterie est améliorée naturellement par la symbiose entre les champignons des systèmes racinaires des arbres et les bactéries, et l'apport de matière organique des arbres.


La présence de bocage ou de haie vive favorisent la biodiversité et peuvent être considérées comme des puits à carbone, et lutter ainsi contre le réchauffement climatique.

La mixité des essences limite les risques de maladies lié à une monoculture sylvicole.


S'engager contre la déforestation

Les forêts couvrent environ 30% de la superficie de la Terre et constituent un atout environnemental majeur: elles sont l’une des principales réserves d'une riche biodiversité et facteur de développement des population locale avec l'écotourisme. 

Les forêts contribuent à la prévention de l’érosion, et à la purification de l’eau et de l'air, et participe au stockage du dioxyde de carbone (CO2).

La déforestation dans les pays tropicaux est responsable d’environ 18% des émissions mondiales de gaz à effet de serre. 

Dans des pays comme le Brésil, l’Indonésie, le Costa-Rica, ou la région du Bassin du Congo, à Madagascar (sud et sud ouest de l'île), les dernières forêts tropicales sont menacées de destruction.

La protection des forêts constitue un moyen efficace de lutter contre le réchauffement climatique (puits à stockage de carbone).

Les ressources forestières constituent en outre un moyen de subsistance pour environ 1,6 milliard d’individus dans le monde.

Les forêts sont menacées et en danger à cause de la déforestation. 

La déforestation contribue au changement climatique et à la diminution de la biodiversité.

Selon l’Organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO), 13 millions d’hectares de forêts disparaissent chaque année. 

Les principales causes directes de la destruction des forêts sont le changement d’affectation des terres et le développement mal contrôlé des infrastructures.

La prise de conscience, et la protection du patrimoine de biodiversité que représentent les forêts s'amorce.

Par exemple, la forêt tropicale malgache d’Atsininana a été classée patrimoine environnemental de l’Unesco en 2007 (présence de lémuriens endémiques).

La déforestation pourra être réduite par

Une rétribution à sa juste valeur des services fournis (lutte contre l'érosion des sols et absorption du dioxyde de carbone) par les forêts et en les rendant économiquement plus intéressant que les bénéfices pouvant être tirés de la déforestation (développement de l'écotourisme, valorisation de plantes médicinales).

La promotion par les gouvernements d’une gestion durable des forêts avec application des réglementations forestières et de gestion durable des ressources forestières.

Le consommateur peut réduire la déforestation par les mécanismes de marché de l'offre et de la demande, en renforçant sa demande pour des produits forestiers étiquetés écologiques et certifiés, et en réduisant sa consommation des productions agricoles favorisant la déforestation (huile de palme, mangue par exemple) ou énergivores (production en serre chauffée, transports de fruits et légumes d'origine lointaine) ou en ressources en eau.

La désertification doit être combattue par des actions volontaristes de reforestation avec des plantations d'essence locales plus adapté aux conditions climatiques ambiantes. 

Le désert du Sahara s'est étendu de 250 km plus au Sud en l'espace d'un siècle,  la Grande muraille verte (GMV) en cours d'édification au Sahel est un bel exemple que l'avancée du désert n'est pas inéluctable... et peut être repoussée.

Le Sénégal qui participe au projet de grande muraille verte est un pays pionnier pour parvenir à la mise en place de cette protection par une couverture végétale  contre le désert (une bande de 15km sur près de 7 600km de long et traversant 12 pays.




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